Portrait du poète espagnol Juan Ramón Jiménez

Un auteur précurseur, intellectuel et sans concessions

Portrait du poète espagnol Juan Ramon Jimenez par Joaquin SorollaDans le roman écrit par Juan Gómez Bárcena, Le Ciel de Lima, le poète andalou Juan Ramón Jiménez n’apparaît qu’à travers sa correspondance avec Georgina Hübner, une muse confectionnée sur mesure par deux jeunes admirateurs péruviens. Lors de ces échanges, on devine une personnalité sensible, tourmentée, passionnée et sans aucun doute… obstinée. Cette ténacité est un atout. Elle conduit, ce jeune homme de 22 ans, à devenir l’un des plus grands poètes du XXe siècle.

Juan Ramón Jiménez se consacre quasiment jusqu’à sa mort à la poésie. Sa passion est telle qu’il va même la théoriser. Elle est devenue sa religion. Son style est reconnaissable et comporte un qualificatif : « juanramonien ». Avec le soutien de son de son épouse, Zenobia Camprubí, la persévérance du poète espagnol est récompensée. En 1956, il est couronné du prix Nobel de littérature. Son œuvre fait ainsi une entrée dans le panthéon des lettres. Les Français la connaissent pourtant peu, et son auteur, pas davantage. Poète sensible, poète intellectuel, poète perfectionniste, voici Juan Ramón Jiménez, sous toutes ses facettes.